Fidèle à lui-même, Monsieur HULOT s'interroge et promène un regard circonspect, mais néanmoins bienveillant, à l'Exposition Universelle Internationale de Bruxelles en 1958.
DJANGO REINHARDT FRANCE CULTURE
« Django est né sur les routes. Que ce soient celles de Belgique importe peu. Ce qui compte, c'est qu'il a vécu comme on rêve, disait de lui Cocteau : en roulotte. De Django, on connaît la vie fantasque, le dandy qui mélangeait les rayures et les pois, les carreaux et les chevrons, l'analphabète buvant des rouges-Vichy, et qui pouvait changer une corde de guitare en jouant. Mais, au-delà de la légende, sans doute était-il le meilleur guitariste du monde. »
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| Portrait de Django Reinhardt Une vie une œuvre France Culture "Destins inoubliables" Éditions Albin Michel Illustration originale ©Delius |
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| Portrait de Django Reinhardt Version monochrome Une vie une œuvre France Culture "Destins inoubliables" Éditions Albin Michel Illustration originale ©Delius |
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| Portrait de Django Reinhardt Variation bistre Une vie une œuvre France Culture "Destins inoubliables" Éditions Albin Michel Illustration originale ©Delius |
BANQUE LAMBERT (BRUXELLES 1962)
C'est à l'initiative du Baron Léon LAMBERT que le siège de la Banque BBL s'érige entre 1960 et 1964, boulevard Marnix à Bruxelles, Le Corbusier ayant décliné l'offre, c'est finalement l'architecte américain Gordon Bunshaft qui en aura la charge, avec sa structure exosquelette en béton préfabriqué constituée de croix en béton architectonique articulées sur une rotule en inox, elle s'imposera durablement comme une oeuvre emblématique du célèbre créateur.
C'EST SI PRATIQUE, TOUT COMMUNIQUE !
Réplique cinglante et sans appel de Madame Arpel à ses commensaux (avec l'affabilité déférente qui lui sied d'usage) pour illustrer l'un des plus que probable monuments de poésie totale qu'incarne à jamais l'oeuvre révérée du Maître (et modèle) par votre amphitryon dévotieux qui ne laisse point de découvrir et redécouvrir ad vitam les nuances infinies de ce pur joyau.
"La villa Arpel" en 1956, malice emblématique de l' indémodable film "Mon Oncle" de l'immense Jacques TATI.
RAY EAMES
Alors étudiante à l’Académie des Arts de Cranbrook, elle fait la connaissance de son futur époux Charles Eames, professeur et directeur du département de design industriel, de leur complicité naissante émergera une collaboration féconde qui nous laissera au reste des pièces maîtresses dans l'art du design moderne dont la confortable Lounge chair en 1956 s'érige encore aujourd'hui comme un indétrônable classique du mobilier Mid Century.
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| Portrait de Ray Eames Illustration originale ©Delius |
JEAN LORRAIN FRANCE CULTURE
Marcel Proust, suite à la parution d'un article insultant à son endroit sous la plume acérée de Restif de la Bretonne alias Jean Lorrain, en demande réparation à son auteur et le convoque en duel de sorte à laver son honneur insidieusement calomnié en ce tout début d'année 1897...
"Proust était rongé d'anxiété avant le duel, d'abord parce qu'il craignait qu'il n'eût lieu à l'aube, heure à laquelle il se couchait habituellement. Un fois que 3 heures de l'après-midi fût adopté comme une heure raisonnable entre les témoins, le calme de Proust amusa tout le monde."
Voici du reste la teneur de l'article incriminé dont je vous laisse juge...
"D’ailleurs, l’amateurisme des gens du monde. Un livre commis par l’un d’eux, livre autour duquel grand bruit fut mené l’autre printemps, me tombe entre les mains. Préfacé par M. Anatole France, qui ne put refuser l’appui de sa belle prose et de sa signature à une chère madame (il y avait tant dîné), ce délicat volume ne serait pas un exemple-type du genre, s’il n’était illustré par Mme Madeleine Lemaire."
"Les Plaisirs et les Jours, de M. Marcel Proust : de graves mélancolies, d’élégiaques veuleries, d’inanes flirts en style précieux et prétentieux, avec, entre les marges ou en tête des chapitres, des fleurs de Mme Lemaire en symboles jetés, et l’un de ces chapitres s’appelle : La mort de Baldassare de Silvande, le vicomte de Silvande. Illustration : des feuilles de roses (je n’invente pas). L’ingéniosité de Mme Lemaire ne s’est jamais adaptée aussi étroitement à un talent d’auteur ; M. Paul Hervieu, et son Flirt, n’avaient certainement pas inspiré aussi spirituellement la charmante peintresse.
C’est ainsi qu’une histoire de M. Proust, intitulée : Amis : Octavian et Fabrice, a pour commentaires deux chattes jouant de la guitare, et une autre, dite Rêverie couleur de temps, s’illustre de trois plumes de paon. Oui, madame, trois plumes de paon ; après cela, n’est-ce pas, on peut tirer l’échelle.
On trouve aussi dans Ces Plaisirs et ces Jours un chapitre intitulé : Mélancolique villégiature de Mme de Bresve, de Bresve, grève, rêve, oh ! la douceur fugitive de ce de Bresve, et trois héroïnes qui s’y ornent des noms charmants d’Heldemonde, Aldegise et Hercole, et ce sont trois Parisiennes du pur, du noble faubourg. Le fouet, monsieur. M. Marcel Proust n’en a pas moins eu sa préface de M. Anatole France, qui n’eût pas préfacé ni M. Marcel Schwob, ni M. Pierre Louÿs, ni M. Maurice Barrès ; mais ainsi va le train du monde et soyez sûrs que, pour son prochain volume, M. Marcel Proust obtiendra sa préface de M. Alphonse Daudet, de l’intransigeant M. Alphonse Daudet, lui-même, qui ne pourra la refuser, ni à Mme Lemaire ni à son fils Lucien."
"Le Journal" du 3 février 1897
HERCULE POIROT
"Poirot était un petit homme d'allure extraordinaire. Bien que de petite taille, il avait un port très digne.
Sa tête avait exactement la forme d'un oeuf, et il la tenait toujours un peu penchée de côté. Sa moustache cirée était très raide et d'allure militaire. Il était toujours tiré à quatre épingles et je crois qu'un grain de poussière lui eût causé plus de douleur que la blessure d'une balle.
Pourtant, ce petit homme bizarre, aux allures de dandy, qui, je le constatais avec regret, boitait péniblement, avait jadis été un des membres les plus célèbres de la police belge. Comme détective, son talent était surprenant, et il avait accompli de véritables tours de force en débrouillant certaines des affaires les plus complexes de l'époque."
Agatha CHRISTIE
Sa tête avait exactement la forme d'un oeuf, et il la tenait toujours un peu penchée de côté. Sa moustache cirée était très raide et d'allure militaire. Il était toujours tiré à quatre épingles et je crois qu'un grain de poussière lui eût causé plus de douleur que la blessure d'une balle.
Pourtant, ce petit homme bizarre, aux allures de dandy, qui, je le constatais avec regret, boitait péniblement, avait jadis été un des membres les plus célèbres de la police belge. Comme détective, son talent était surprenant, et il avait accompli de véritables tours de force en débrouillant certaines des affaires les plus complexes de l'époque."
Agatha CHRISTIE
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Illustration originale ©Delius |
Portrait original de l'excellent David Suchet dans le rôle du célèbre détective belge Hercule POIROT.
Incontestablement l'incarnation la plus fidèle et respectueuse de l'oeuvre d'Agatha Christie.
Incontestablement l'incarnation la plus fidèle et respectueuse de l'oeuvre d'Agatha Christie.
JOSEF ALBERS
Le temps reste un arbitre impartial et la portée de la révérencieuse considération dont les compositions (à l'ordonnancement sans faille) de Josef Albers demeurent chez moi l'objet, atteste de mon admiration toute contemplative pour la variété infinie de ses admirables combinaisons qu'au fil des ans nous livrera cet édifiant maître du Bauhaus.
JAQUE-CATELAIN
ATELIER JESPERS
C'est à Victor Bourgeois qu'échoit, en 1928, la création de ce magistral atelier aux pures lignes modernistes à la demande du fameux sculpteur Anversois Oscar Jespers, sis au 149 avenue du Prince Héritier (Wolluwe-Saint-Lambert), cette demeure d'exception restera jusqu'en 1970 la résidence de l'artiste.
LA COMÉDIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES
"En 1923, dessinée par Louis Jouvet, naît la salle du studio des Champs-Élysées."
THE FRENCH TOUCH
Plus qu'aucun autre Raymond Loewy aura su s'offrir un destin de l'autre côté de l'atlantique et enchanter notre quotidien de ses créations qui perdurent inaltérables, insoucieuses du temps qui passe, à l'instar de leur pétulant démiurge, dont l'énergie, l'enthousiasme infrangible et la passion le pose en parangon du genre.
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| Illustration originale ©Delius |
D'une puissance de travail rigoureusement homérique, (qui a titre personnel me laisse rêveur...) le Maître saura instituer un style propre, mariant galamment un sens aiguë du savoir faire et du faire savoir, imparable combinaison qui l'affranchira de tous les obstacles; afin de porter son acuité au bénéfice d'une multitude de domaines industriels dont la diversité est le reflet ad hoc des multiples facettes de ce prestidigitateur pluridisciplinaire.
FAUTEUIL SATURNE 44
C'est en 1957 que le duo de designer français Geneviève Dangles et Christian Defrance (le bien nommé) tous deux diplômés de l'ENSAD, présentent à Paris au salon des arts ménagers, le fauteuil "Saturne 44", (édité par Burov) fluide et minimaliste, d'une voluptueuse plasticité, à la rondeur parfaite, équilibre et harmonie infaillible, simple et optimiste, bref à n'en point douter, un pur classique du "French Design" !
ALPHAVILLE
" Savez-vous ce qui transforme la nuit en lumière ? La poésie."
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| Illustration originale ©Delius |
" Que ce soit dans le monde dit capitaliste ou le monde communiste il n'y a pas une volonté méchante d'assujettir les hommes par la puissance de l'endoctrinement ou celle de la finance mais uniquement l'ambition naturelle à toute organisation de planifier son action."
Alpha 60
MAISON GUIETTE
La belle ville d'Anvers fut en 1927, pour Charles-Édouard Jeanneret-Gris dit Le Corbusier, l'écrin international d'un joyau de l'architecture moderne en édifiant, à la demande de l'artiste peintre René Guiette, cette superbe demeure, "Les peupliers" quintessentielle de l'oeuvre du grand Maître, unique et dernière création en Belgique, reconnue depuis à bon droit au patrimoine mondial de l'Unesco.
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| Illustration originale ©Delius |
« La profusion occulte souvent l'essentiel et tend vers la superficialité. Avec un budget limité on peut donner force à des valeurs essentielles, donnant une vie plus humaine dans lesquelles l'éthique va de pair avec l'esthétique »
Georges Baines
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| Dessin natif au trait Illustration originale ©Delius |
« Le milieu de l'art était alors encore idéaliste.
Cela se perd aujourd'hui, où l'argent domine et perd tout »
Georges Baines
MAISON BERTEAUX
Construite en 1936 par l’architecte Louis-Herman de Koninck, chef de file du mouvement moderniste belge, en lisière de la forêt de Soignes, à l'instigation de Raoul Berteaux, alors ingénieur chimiste chez Solvay, cette pépite d'architecture rationaliste, élaborée en sculpture constructiviste, lumineuse et fonctionnelle, fera du reste l'objet d'une soigneuse restauration dans les règles de l’art dès 2008 pour notre plus grand agrément.
NUSCH ÉLUARD
C'est le 20 mai 1930 que le poète Paul Éluard, accompagné de son ami René Char, tous deux habitués à aborder les jolies femmes en arpentant les grands boulevards parisiens, rencontrent près des Galeries Lafayette, la féline (fragile et fatale) Maria Benz, actrice et mannequin, originaire de Mulhouse, qui deviendra en 1934 Nusch Éluard, (du surnom affectueux que lui avait donné son père), et source intarissable d'inspiration de son époux, mais aussi modèle sensible et sensuel pour Man Ray, Dora Maar ou Lee Miller, égérie des surréalistes, elle posera pour de nombreux portraits de Pablo Picasso.
JIMI HENDRIX FRANCE CULTURE
"Au-delà des clichés "psychédéliques", des proches et des fans du guitariste de légende nous embarquent dans la galaxie Hendrix, pour évoquer l'âpreté de sa vie et croiser quelques-unes de ses idoles… Jimi Hendrix, une expérience sous influence".
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| Portrait de Jimi Hendrix Une vie une œuvre France Culture Illustration originale ©Delius |
DOMINIQUE AURY FRANCE CULTURE
"Toute sa vie, Dominique Aury aura cultivé le goût du secret et joué de ses multiples masques pour conquérir sa liberté. Née en 1907, c’est en cachette, dans la bibliothèque de son père anglais, qu’Anne Desclos s’initie aux délices de la littérature libertine. A peine mariée à Raymond d’Argila, homme tyrannique et violent, la jeune étudiante à la Sorbonne entre en «clandestinité », principe de vie qu’elle n’abandonnera plus jamais."
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| Portrait de l'écrivaine Dominique Aury Une vie une œuvre France Culture Illustration originale ©Delius |
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| Dessin natif au trait Illustration originale ©Delius |
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