"On l’appelait souvent Caprice Chéreau. Mais on l’appelait aussi Patrice Chéri" dit le metteur en scène Jean-Pierre Vincent, qui rencontre Patrice Chéreau en 1959 au lycée Louis-le-Grand. Ils intègrent le groupe théâtral du lycée. Le jeune homme est exigeant, vorace, tendre et attachant. Fils de deux peintres, à cette époque il fabrique ses décors. A 22 ans, Patrice Chéreau est remarqué des critiques et du public. Il met en scène Labiche et Marivaux, deux auteurs qui, a priori, jurent avec la modernité, mais il cherche et trouve dans leurs textes la noirceur, le désir, les mises à l’épreuve, le conflit, les corps-à-corps qui seront ces thèmes de prédilection.
